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Top 3 des animaux qui peuvent perdre leur queue!

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Vous connaissez probablement cette comptine : « Ma p’tite vache a mal aux pattes, tirons-la par la queue, elle deviendra mieux ! » Je ne travaille pas avec les bovins, bien que je les trouve fort sympathiques, mais cette comptine m’a fait penser à différentes situations qui peuvent conduire à la perte de l’appendice caudal chez certains animaux. Mieux vaut éviter de les tirer par la queue comme dans la chanson !

Chez le lézard

Plusieurs espèces de lézard ont cette capacité de faire une autotomie volontaire de leur queue. Ces reptiles utilisent cette stratégie lorsqu’ils se font attaquer par un prédateur pour pouvoir prendre la fuite : au dernier moment, alors que leur queue se trouve dans la gueule de leur prédateur, ils la lâchent et s’enfuient. Le bout de queue abandonné continue de se tortiller plusieurs minutes après sa rupture, leurrant l’attaquant. C’est donc un moyen de survie efficace. Chez certaines espèces de lézards, la queue repoussera, mais elle sera généralement moins grosse et moins belle. Certains types de lézards devront quant à eux vivre sans queue.

Chez le rat, la souris et les octodons

Certains rats, souris et octodons – aussi appelés dégus – peuvent perdre l’enveloppe externe de leur queue après une traction mécanique. Les vertèbres caudales étant exposées, elles finiront par sécher puis tomber. On observe un autre phénomène chez le Chinchilla : le glissement cutané. Lorsque ce rongeur subit une traction mécanique trop intense, sa fourrure glisse et reste dans la gueule de son prédateur (ou dans les mains d’un humain). Généralement, la peau reste intacte, mais le poil peut prendre du temps à repousser. Les chinchillas peuvent aussi perdre le bout de leur queue.

Chez les reptiles

Enfin, les reptiles qui sont gardés dans un environnement trop sec ont souvent de la difficulté à muer. La peau sèche externe, au lieu de se détacher facilement de la nouvelle peau, y reste collée. Elle sèche alors de plus en plus pour former, souvent au niveau de la queue, mais parfois aussi des doigts, un anneau de constriction. Il se produit un effet de garrot qui comprime les vaisseaux sanguins et les nerfs situés en dessous de la zone touchée. Le bout de la queue finit par sécher et tomber. Il va sans dire qu’il faut alors ajuster l’humidité du vivarium afin d’éviter que la situation ne se répète à la prochaine mue.

Révision : Diane Stehlé

Elle signe ce texte

Dre Evelyne Joubert est médecin vétérinaire et exerce à l’Hôpital vétérinaire Le Gardeur dont elle est propriétaire-gestionnaire. Dre Joubert est aussi propriétaire avec 6 associées, de 6 autres établissements vétérinaires dans la grande région de Montréal.